Ici l'on écrit et l'on se parle, à soi, aux autres, entre les vivants et les morts. On réfléchit aux mots et à leurs résonances. On écrit pour tout dire, pour ne rien dire, pour mieux dire. Cette langue qui jour à jour, pourvu que nous la voulions dynamique, nous révèle à nous-même. Et que tout poème, ici présent, puisse être cette "induction verbale" qui libère chez son lecteur l'aurore de ses paroles. ( Avec Bachelard, Rilke et quelques autres.)